Un aujourd’hui plus sain et un lendemain à succès

Publié le 4 octobre 2019 par Pion Denise
Condividi su Facebook Condividi su Twitter Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin

Parce que la danse contemporaine est axée sur la spontanéité et l’expression de soi, les danseurs développent généralement une meilleure conscience de soi, tant physique qu’émotionnelle, ainsi qu’une meilleure forme physique et une flexibilité assurée. Ce style de danse contribue également à créer une créativité et des processus de pensée qui offriront d’innombrables avantages et bénéfices tout au long de la vie d’un individu.

Marguerite, inspirée par sa professeure de danse contemporaine, Françoise Benet, a souhaité exceller dans ce secteur. Pour elle, la danse contemporaine est un moyen de s’évader, de s’exprimer et de partager. D’ailleurs, grâce à l’association L’Improvisible, elle peut désormais faire de ses rêves, une réalité.

Proposant des ateliers de chants et de danses, cette compagnie s’est également spécialisée dans trois domaines. Le premier est la création et la diffusion de spectacles destinés au jeune public. Le second est la participation du public. Et le dernier est lié au développement personnel et au bien-être. 

Quelles ont été vos motivations pour exercer ce métier ?

 

Dans la nomenclature Française, le métier que nous faisons n’existe pas. Pour chaque chapitre, nous faisons au moins trois métiers. Par exemple, le premier chapitre, fait de nous des chorégraphes, auteurs, compositeurs, interprètes, metteurs en scène, chargés de communication et de diffusion.

Ou encore le troisième nous demande d’être pédagogue, webmaster, gestionnaire…

 

Ce qui est sûr c’est qu’on ne s’ennuie pas. Je n’ai pas eu de réelle motivation pour faire ce métier, c’est à chaque fois le résultat d’une nécessité, l’apprentissage sur le tas lié à l’analyse de nos envies et besoins. Mais c’est aussi et surtout une réponse aux entraves, échecs et le résultat de nos rebonds successifs.

Le métier que nous faisons est la forme que prend notre résistance pour être au monde, une lutte pour exister. Je me souviens qu’une fois, le désespoir me prenait et que je pensais tout plaquer. Mon père m’a dit « tu sais l’origine du mot passion, c’est la souffrance. ».

Je constate que c’est vrai. Suivre sa passion c’est accepter de prendre un chemin de souffrance pour accéder au sens, et peut-être à l’harmonie.

 

Je dirai que mon premier métier est de m’adapter aux aléas d’une vie professionnelle, et de conserver cette flamme allumée. Je veille à suivre et partager cette petite lumière vacillante dans les vents contraires de la vie. À l’issue d’une audition, je me souviens avoir dit à un chorégraphe : « je ne cherche pas à vivre de la danse, mais vivre le plus longtemps possible avec la danse. »

Ma quête est toujours la même, comment trouver suffisamment de sens pour continuer plutôt qu’arrêter.

 

Marguerite, comment avez-vous découvert la danse ? Quel est votre parcours ?

 

Ma toute première rencontre avec la danse était catastrophique. J’avais 12 ans, c’était au conservatoire, en danse classique. J’ai détesté être à la barre, la posture du professeur qui sait tout, le bâton qui servait à nous placer correctement. C’était par ailleurs un grand maître, et un très bon professeur, mais ce n’était pas pour moi. J’ai tout fait pour ne pas être gardée.

 

Puis, j’ai découvert la danse contemporaine complètement par hasard. J’étais à l’université, je voulais faire du tir à l’arc, je me suis trompée de salle et je suis arrivée dans la salle de danse. J’ai regardé 5 minutes puis j’ai demandé si je pouvais essayer. Il restait une place pour 20 demandes. Françoise m’a gardée, je n’ai plus arrêté.

J’ai suivi son enseignement de 1996 à 1999. Je faisais aussi tous les stages possibles à la rose des Vents, qui avait à l’époque une super médiatrice.

Jusqu’en 2001, j’ai continué à poursuivre des stages, à travailler seule, et à suivre des ateliers à Bordeaux.

En 2002, je démarre une formation professionnalisante à Aurillac.

En 2003, je pars à Bruxelles, suivre les enseignements de la Compagnie Utlima Vez, Axis Syllabus, et m’initie au Contact improvisation.

De 2005 à 2009, je suis danseuse interprète pour plusieurs compagnies, et enseigne également.

De 2009 à 2019, mon temps se partage entre les enseignements, la création et les formations. Je me spécialise depuis 2016 en qi gong , et en 2018 en petite enfance.

J’ai toujours suivi des formations, la plupart du temps en danse. Afin de nourrir ma pratique, je me tourne aussi vers les arts martiaux, les pratiques somatiques ou les techniques de bien-être. Cela me permet de façon assez inattendue de rencontrer autant de racines à la danse. En effet de nombreux chorégraphes se sont inspirés de pratiques orientales dans leur travail. Pratiquer le qi gong me permet effectivement de comprendre certains mouvements et mécanismes.

 

Quels types d’équipements avez-vous besoin quand vous créez une chorégraphie ? Quels sont les rôles de ces équipements ?

 

Pour créer une chorégraphie, nous avons besoin avant tout d’espace, d’un bloc de papier et de toutes sortes de crayons. Nous avons aménagé un ancien atelier de peinture en studio de danse.

Les duos démarrent par la danse et une phase de recherche autour du mouvement. Quand les idées se précisent, je passe à la construction de décor. La plupart du temps, c’est moi qui m’en charge. Pour la prochaine pièce, nous avons fait construire un élément spécifique. Mais nous avons toujours comme volonté que le spectacle soit léger, transportable et implantable dans des petits lieux.

Par exemple « Si j’étais ailleurs » est un spectacle très minimaliste. Un store, une valise, une danseuse et un musicien. Cette pièce épurée est pourtant chaque fois reçue avec beaucoup d’enthousiasme et de rires.

Nous faisons le choix délibéré de faire nos spectacles en autoproduction. Déjà la voie de la subvention est assez laborieuse et il faudrait y passer plus de temps qu’à la création elle-même. Nous avons fait un autre choix économique. Nous voilà totalement libres dans notre calendrier. Cela signifie que nous n’avons aucun préachat et qu’il faut se démener ensuite pour faire vivre la pièce.

Chaque création est un combat contre le temps, avec nous-mêmes. C’est peser la nécessité d’exprimer un propos et avoir l’énergie de porter le projet pour qu’il vive.

 

Nous sommes dans une démarche de développement durable, pas dans une logique de productivité et d’obsolescence programmée qu’imposerait un cahier des charges de compagnies accompagnées : à savoir une création par an qui meurt dès que le tour du réseau est fait. Nos créations ont une vie, elles évoluent. Ne travaillant pas spécialement avec la vidéo, ne reste peu à peu que l’essentiel. Je crois sincèrement que nos spectacles se bonifient avec le temps. Si j’étais ailleurs a été joué plus de cinquante fois, tout comme le Bal Chaussette. Entre la première version et celle d’aujourd’hui, beaucoup de choses se sont passées, et elles ont chaque fois nourri les interprètes que nous sommes. C’est aussi en cela que nous pratiquons un art vivant.

Nous nous organisons actuellement pour que notre nouvelle pièce voit le jour courant 2020.

 

Quels sont vos conseils et astuces pour progresser rapidement en danse ?

 

Nous ne cherchons pas à progresser rapidement, mais durablement. Nous avons pris comme symbole de notre travail l’escargot. Plus que la rapidité de progression, nous cherchons l’ancrage des apprentissages et rendre autonome l’élève. Ce qui est un processus plus long. Mais dans tous les cas la progression d’un élève est toujours liée à ce qu’il met comme implication dans son travail.

 

Souvent en début d’année, des parents cherchent à mettre leur enfant dans des cours avec des enfants plus grands, pour qu’ils ne perdent pas leur temps, progressent plus vite…. Je leur dis que ce n’est pas forcément judicieux, car les propositions ne répondront ni aux besoins ni aux capacités de l’enfant. Pour moi, il est primordial chez l’enfant de conserver l’élan. Un enfant motivé, qui donne sens à ce qu’il fait sera beaucoup impliqué et progressera plus vite. S’il est confronté à des situations qui ne correspondent pas à sa maturité, il ne pourra pas donner sens, ne pourra pas s’impliquer et va se démotiver assez vite.

Il peut arriver parfois qu’un enfant soit plus mature. Dans ce cas , il y a toujours moyen de le valoriser, d’ajouter un challenge, de le faire avancer à son rythme et de tirer le groupe sans pour autant le freiner.

 

Pour les adultes, dans mes cours de danse, un des objectifs est de trouver un résultat optimal avec un minimum d’effort. Nous allons chercher à connaître les rouages du corps, prendre conscience des sensations et informations pour enlever les tensions, mettre de la fluidité. Aller à l’épure prend du temps, toute une vie. Seule la régularité peut vraiment faire progresser.

 

L’apprentissage n’est pas linéaire. Le corps a également sa temporalité, il faut être à l’écoute et adaptable. Le cerveau a une grande plasticité et la danse permet de la travailler davantage. Je pense qu’il faut savoir travailler avec le sourire et être détendu, ne pas s’accrocher à une difficulté sous peine de contraindre le corps et risquer la blessure. Faire de la danse, c’est apprendre à se connaître, apprendre l’humilité et la persévérance. C’est aussi pour moi un art de la générosité, du partage et de l’être ensemble. Sur ce point mon approche est totalement en accord avec les improvisateurs. En effet la posture du pédagogue en improvisation est assez horizontale. Celui qui dirige l’atelier transmet une technique, tout en étant à l’écoute des participants, en réajustant si besoin et en apprenant de ses observations. Un de mes professeurs disait à l’issue d’un stage : « ce fut un bon cours, j’ai appris autant que vous. » Je suis totalement dans cette lignée de transmission. Le groupe est aussi important pour progresser, il permet le soutien, et de créer l’ambiance propice à l’expérimentation et à l’apprentissage, il permet aussi d’adoucir le regard que l’on porte sur soi et sur l’autre.

 

Quels sont les bienfaits des stages d’éveil corporel pour les tous petits ?

 

Les bienfaits des stages d’éveil corporel pour les touts petits sont immenses. Ils permettent à l’enfant d’expérimenter et de s’amuser dans un cadre rassurant, bienveillant. Le cadre pour moi est matière à travailler l’imaginaire, la poésie et faire le lien avec le monde.

Dans ce cadre nous allons ensuite développer des actions motrices globales, les combiner puis les complexifier avec l’âge. Nous allons aussi aborder tout un travail de motricité fine, de relation regard mouvement, de relation à l’espace et d’orientation. Cela fait de nombreux liens avec le monde scolaire sans en prendre la forme. Par exemple, nous incorporons ce qu’est la droite, la gauche, le haut, le bas, le centre…

 

Ensuite par le biais de l’éveil corporel, nous travaillons aussi l’écoute musicale. Les premières chorégraphies font travailler la mémoire et la structuration de séquence et le rapport au temps.

Enfin, il y a toujours une part de créativité, d’exploration personnelle, de partage. Ce sont des temps plus individualisés où les enfants timides seront amenés à prendre leur place et les enfants très extravertis à laisser une place à l’autre. Nous cherchons ensemble un équilibre dans le groupe où chacun trouve sa place, et se développe harmonieusement.

 

C’est une pratique très complète, qui permet ensuite de poursuivre vers la danse, mais vers tout autre sport ou activité artistique. C’est pour cela que l’expression corporelle fait partie des modules obligatoires à l’école. Cela est très important pour la construction de l’enfant. Nous travaillons à la fois la singularité et l’appartenance au groupe. Dans mes ateliers je fais des liens avec la vie, par le biais de comptines, de musiques, de fil conducteur… Il y a très peu de mes élèves qui deviendront des danseurs professionnels, mais ils deviendront tous adultes, et les apprentissages que l’on fait enfant sont autant de petites voix qui nous y préparent. Ressentir pleinement les plaisirs de l’enfance, connaître son corps, savoir l’écouter, apprendre à se dépasser, éveiller les sensations et l’intelligence corporelles fait partie de l’atelier d’expression corporelle. Ancrer toutes ces informations au plus profond de notre être est un trésor à garder toute notre vie, ce qui nous permet, je crois, de traverser la vie tout en gardant une faculté d’émerveillement. Les cours de danse destinés aux adultes visent à réenchanter le monde, juste en revenant à l’essentiel : son corps, sa respiration, sa relation au monde. 

Un grand merci à Marguerite qui nous a donné quelques informations sur son activité de professeure de danse contemporaine. Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur son site

http://www.improvisible.com/

 

Partager l'article:
Condividi su Facebook Condividi su Twitter Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin
Publié le par Pion Denise
Publié dans: Sports & Loisirs
TAG:
Articles similaires:

Laveco e.U.

Entreprise de nettoyage
écrit par Elena.M le 12 Mars
François et son équipe, en plus d’être très serviable ont fourni un travail d’une qualité irréprochable…

Clara Gerthy

Nutritionniste à Toulon
écrit par Kathi.P le 14 décembre
Clara a su identifier mes problèmes et a pu me trouver des solutions adaptées…

DJ Hernandez

DJ à Rennes
écrit par Elvis.Z le 12 Avril
Musique très bien sélectionnée, Dj Hernandez a assuré une bonne ambiance tout au long de la soirée…

Tamara P

Traductrice à Marseille
écrit par Mateo.T le 7 Février
Elle travaille en détail et avec précision. Tout est livré dans les délais. Une personne appliquée…

Andrea Burgser

Photographie à Lyon
écrit par Anna.S le 15 Février
Andréa a su capturer les émotions et les moments clés de cette séance. Un travail d’un artiste…

Lacotec e.U

Peintre à Bordeaux
écrit par Antonio.M le 19 novembre
Peinture d’un immeuble ancien: chambre, cuisine, armoire, etc. compétent, fiable, rapide et ordonné…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Comment fonctionne ProntoPro

Faire une demande
1

Faire une demande

Indiquez ce dont vous avez besoin en quelques clics.
Comparez les devis
2

Comparez les devis

En quelques heures, recevez jusqu'à 5 devis personnalisés.
Choisissez le professionnel
3

Choisissez le professionnel

Choisissez le professionnel le plus adapté à vos besoins après avoir comparé les devis et consulté les profils.