Simon Dupuis : illustrateur dessinateur expérimenté

Publié le 12 mai 2020 par Pion Denise
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Il est rare de rencontrer des dessinateurs qui sont tombés accidentellement dans le métier. En général, un dessinateur aime dessiner depuis son enfance. Cela se vérifie avec Simon Dupuis, un illustrateur dessinateur québécois.

Né au Québec, dans la ville de Joliette il y a 48 ans, Simon Dupuis est un dessinateur né. Il tenait déjà un crayon avant de savoir marcher. Et comme tous les dessinateurs passionnés, on imagine qu’il n’était pas très concentré à l’école.

Simon Dupuis a commencé son activité de dessinateur illustrateur dès l’âge de 18 – 19 ans. À son actif, il a donc 30 ans d’expérience professionnelle dans le domaine. Et ce, sans compter les autres ébauches de projets bd qu’il a dessinées pour le plaisir pendant sa jeunesse. Mais sa carrière a démarré officiellement lorsqu’il a été embauché par un réalisateur de dessin animé.

 

Simon, racontez-nous comment vous est venu à l’idée le nom illustrotteur ?

 

Ma grande curiosité ne se limite pas seulement aux arts visuels : je suis intéressé par les autres cultures et par leur histoire…quand est venu le temps de concevoir mon logo, je cherchais un mot plus original qu’illustrateur pour me définir… je me souviens avoir soumis quelques premières idées à mes colocataires de l’époque et elles furent toutes déclinées alors j’ai dû continuer de chercher : je les remercie aujourd’hui de ne pas m’avoir encouragé dans la voie de la facilité !  J’étais un tout jeune adulte qui avait déjà entrepris des voyages du côté de l’Europe et de l’Amérique du Sud. De ce fait, je me voyais un peu comme un globe-trotteur en herbe…c’est ainsi que j’ai pensé à ce jeu de mots qui est devenu mon nom de compagnie. J’ai fait honneur à ce titre en parcourant depuis plusieurs pays d’Afrique en plus des autres pays que j’avais déjà visités dans le passé. Petit à petit, voilà comment l’illustrotteur est né.

 

 

Quels sont les outils avec lesquels vous travaillez ?

 

Mon rapport avec le dessin et la peinture est basé selon l’utilisation de matériaux concrets. J’utilise encore le papier : je me sers du même crayon de plomb qu’on avait à la petite école. La seule différence, c’est qu’il est de meilleure qualité ! J’aime aussi jouer avec différents médiums pour peindre. Je connais bien leurs qualités : pour sa sensibilité et son aspect compact, l’aquarelle est idéale pour les travaux rapides faits sur le vif : carnets de voyage, études de modèles vivants, etc. La peinture acrylique, plus “percutante” s’utilise diluée en lavis ou en pâte et cela me plait beaucoup pour l’illustration et les travaux faits en atelier. D’ailleurs, j’enseigne l’acrylique à des groupes d’élèves dans un contexte plus académique et j’apprécie sa flexibilité et la rapidité de son temps de séchage. Pour mes contrats de bd, j’utilise encore l’encre de Chine et des marqueurs pour certains projets plus expéditifs. Mais depuis une douzaine d’années, j’ai appris à travailler de façon digitale pour les besoins de ma clientèle. Je me sers d’un écran géant relié à Photoshop sur lequel je peux intervenir directement avec un stylet spécial. (wacom Cintiq) et depuis les dernières années, je dois dire que mon meilleur investissement du côté technologique est un iPad pro. Cette tablette électronique est un petit bijou essentiel qui me sert à enseigner, faire de l’illustration éditoriale, publicitaire et je l’utilise même pour faire des couvertures de romans. C’est un formidable outil tout-en-un 🙂 !

 

 

Qu’est-ce que vous aimez dans la BD ?

 

Comme je l’ai dit précédemment, ma relation avec le 9ème art s’est établie pendant l’enfance. C’était alors une découverte et cela m’aura suivi depuis…Aujourd’hui, mon expérience avec la BD est différente à cause qu’elle est devenue un gagne-pain. Les gens entrent en contact avec moi dans le but de faire illustrer leurs textes. À Partir de cet ingrédient de base, j’invente des personnages et des environnements et dans mon for intérieur, j’ai le sentiment de les rendre vivants. Je fais la mise en scène et la réalisation finale de projets qui sont très différents des uns par rapport aux autres…Du coup, j’ai beaucoup de respect pour les auteurs qui ont réussi à s’en tenir à une seule chose toute leur vie. Par exemple, ce fut le cas pour les pères d’Astérix, Garfield, Snoopy, Tintin,Titeuf, Kid Paddle, etc. Ces dessinateurs  ont eu l’idée géniale de faire évoluer un seul personnage central tout au long de leur carrière: c’est ce qui est devenu leur fillon en quelque sorte…et ils l’ont fait avec brio et succès! Je ne suis pas capable de ce genre de routine: une fois que je termine un projet, j’aime bien basculer dans un autre univers et parfois, mon travail prend une nouvelle direction qui m’amène à explorer un nouveau style graphique…alors voilà, en quelques mots, c’est ça qui me passionne et qui me différencie de mes paires.

 

 

Parlez-nous de vos projets dans ce domaine ?

 

Présentement, je mène deux projets de BD de front : un récit historique destiné à un jeune public qui est dessiné de façon “ mise en couleurs directes”…Donc très riche en couleurs…on y retrouve des autochtones et des colons français et les animaux qui font partie des contrées sauvages canadiennes !… Tandis que l’autre, sur une note plus adulte et plus sérieuse dans son propos (mais tout aussi didactique), nous amène dans les coulisses du monde médical. Ce dernier projet est entièrement réalisé de façon numérique et en noir et blanc : il s’agit de mon premier opus en ce sens (mais je ne touche qu’au dessin.) Les instigateurs du projet sont les auteurs et scénaristes. À l’inverse de mes contemporains, ces albums ne sont pas signés chez des éditeurs…ce sont des particuliers et indépendants de fortune qui sont venus vers moi avec leurs projets. Ce type de client devient de plus en plus répandu : certaines personnes ou organismes préfèrent gérer leur projet de A à Z sans se faire imposer le modèle habituel des grandes maisons d’édition. Il s’agit d’une avenue beaucoup moins glorieuse car pour ce type de contrat, je n’ai plus droit au soutien de toute une équipe de gestionnaires de projet et je n’ai plus accès aux mêmes outils de commercialisation comme il y a dans les infrastructures des grands éditeurs de bd. ( C’est ce que j’avais connu en étant le 2ieme québécois à être publié chez Les Humanoïdes Associés) mais il s’agit du même boulot proprement dit et cette façon d’opérer me convient mieux dans la mesure où je fixe moi-même mes conditions (tarifs, délais et droits) en plus de jouir d’une plus grande liberté de création.

 

 

Comment choisir un bon illustrateur ?

 

Règle générale, quand quelqu’un fait appel à un illustrateur, c’est qu’il a un besoin en particulier…une idée précise en arrière de la tête…, mais il ne sait pas toujours comment la verbaliser. Habituellement, les illustrateurs professionnels ont des galeries d’images sur le web qui montrent leur savoir-faire, leurs styles et ainsi de suite. Un bon illustrateur posera donc quelques questions pour déjà savoir plus précisément ce qui intéresse le client potentiel et jauger si cette collaboration éventuelle conviendra avec le style d’images qu’il peut produire. Il est alors primordial pour ce client de trouver un illustrateur qui soit vraiment à l’écoute de ce besoin afin qu’il puisse lui proposer un service sur mesure…dès les premiers échanges, le but sera d’arriver à bien comprendre ce que le client veut afin qu’il puisse déjà le conseiller en matière de faisabilité. Par la suite, il faudra fixer ensemble un échéancier et voir comment établir un prix adéquat en fonction du budget de ce même client.

Tout cela devra être fait avant même d’enclencher le processus créatif. De cette façon, on diminue les risques de confusion et les zones grises qui pourraient être mal interprétées d’un côté ou de l’autre. Un illustrateur ou une illustratrice pourrait être très très fort techniquement et produire une image de haute qualité qui passerait à côté des exigences. En bref, l’illustrateur consciencieux cherchera à combler le désir de ce client tout au long du mandat.

 

Un grand merci à Simon Dupuis qui nous a donné quelques informations sur son activité d’illustrateur dessinateur. Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur son site illustrotteur.com !

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