Objets d’art : du rêve à vendre

Publié le 12 décembre 2019 par Pion Denise
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C’est toujours beau de voir des objets d’art dans un musée notamment s’ils viennent d’un autre siècle. À croire qu’on peut lire la pensée et le vécu de l’artiste dans ses créations. Mais s’il était possible d’héberger des œuvres d’art dans votre demeure ? Justement, c’est bien ce que vous propose le binôme ROMAIN RUDONDY et YONATHAN CHAMLA.

D’origine marseillaise de 35 et 34 ans respectivement, ces deux anciens collègues connaissent tous ce qui tourne autour de l’art. Certes, l’un se tourne plus vers l’art ancien et l’autre vers les contemporains et modernes, mais ensemble, ils sont complémentaires. Aucun détail, défaut ou contrefaçon ne passe inaperçu sous leurs yeux bien aiguisés.

Ainsi donc, après avoir travaillé ensemble dans plusieurs maisons de vente d’objet d’art, le binôme a décidé de se créer une place parmi les géants du secteur. Aujourd’hui, ils organisent régulièrement des ventes d’objets d’art entre Marseille et Paris. Ils font également de la vente en ligne au cas où vous habitez un peu plus loin.

 

Quels sont les aspects des missions du commissaire-priseur que vous appréciez le plus ? Pourquoi ?

 

YONATHAN :

Les missions que j’apprécie le plus c’est de découvrir de nouvelles choses chez les gens. Il y a 3 types de personnes qui viennent constamment nous voir :

–       95% sont des personnes qui pensent avoir quelque chose de rare, mais en réalité cela ne l’est pas du tout

–       4% des personnes qui ont des choses rares et qu’ils le savent

–       1% des personnes qui ont des objets rares et qu’ils ne le savent pas

C’est cette dernière catégorie que je cherche. Vous ne pouvez pas imaginer la montée d’adrénaline quand vous rentrez chez quelqu’un, vous voyez un objet rare, vous le signifiez à la personne et que celle-ci vous regarde avec des yeux qui brillent. Convaincre après de nous le confier pour le vendre et enfin le vendre à un prix fabuleux, appeler son client juste après la vente et lui annoncer la bonne nouvelle. C’est le plus bel aspect de notre profession : la découverte.

 

ROMAIN :

En ce qui me concerne les 3 aspects les plus intéressants d’un CP sont les suivants :

–       D’abord la recherche des biens que nous souhaitons proposer à nos clients, il s’agit de trouver les pièces les plus intéressantes au point de vue historique et qualitatif

–       Une fois les œuvres dénichées, il s’agit d’entreprendre un travail de recherche et d’expertise autour de l’objet et donc d’informer et de convaincre le vendeur du bien-fondé de vendre son bien par notre intermédiaire. Ce travail de négociation est extrêmement intéressant, car il repose sur une expertise précise qui évolue en fonction de chaque objet.

–       Enfin, le dernier intérêt est le jour J, le jour de la vente et le “spectacle” que peut représenter une vente. Il s’agit presque d’un jeu entre la salle, les téléphones et le commissaire-priseur. En plus il s’agit de l’aboutissement des deux actions précédentes.

 

 

Quels accessoires indispensables avez-vous besoin d’avoir en main pendant une vente aux enchères ? À quoi servent ces équipements ?

 

YONATHAN :

Pendant une vente aux enchères publiques, le commissaire-priseur a en main un marteau. Celui-ci permet de sceller la vente entre le vendeur et l’acheteur, le coup de marteau et le mot adjugé scelle le contrat de vente dont nous sommes les intermédiaires. Celui-ci permet aussi de mener la vente, comme un chef d’orchestre avec ses musiciens. Notre rôle est de vendre au mieux pour défendre les intérêts de nos vendeurs. Nous faisons rentrer les acheteurs dans une technique appelée “le feu des enchères”, pour qu’ils enchérissent au maximum.

D’autre part nous devons établir un procès-verbal de vente pendant celle-ci et donc nous avons un PV où nous écrivons le numéro de l’acheteur et le prix adjugé. C’est une obligation légale.

 

ROMAIN :

Effectivement il y a le marteau du commissaire-priseur, ce dernier est choisi avec soin et doit permettre de donner un rythme et un cérémonial à la vente.

Enfin il y a l’équipe qui est autour, un commissaire-priseur seul n’est rien, il doit travailler en étroite collaboration avec son équipe : expert, clerc au PV, manutentionnaire et personnel devant joindre les acheteurs par téléphones ou retranscrire la vente en direct sur internet. Mais aussi avec la salle et les acheteurs présents.

Le commissaire-priseur est à ce moment comme une sorte de chef d’orchestre. Il doit savoir quand accélérer quand ralentir le rythme de la vente, quand être sérieux ou détendre l’auditoire.

 

Quelles méthodes recommandez-vous pour estimer la valeur d’un objet d’occasion ?

 

YONATHAN :

Nous avons plusieurs méthodes, mais la principale est de se référer au prix du marché. Nous suivons constamment la côte des choses et des artistes pour pouvoir estimer au mieux la valeur des objets. Mais ce que je recommande le plus à nos vendeurs c’est de nous faire confiance sur les estimations. Aujourd’hui avec les outils internet vous pouvez trouver beaucoup d’information ou d’intox qui vont renseigner souvent à tort le vendeur. Celui-ci va vouloir qu’on estime au plus haut son objet. Mais cela dessert en réalité les choses. Il faut les estimer de façon raisonnable pour attirer un maximum d’acheteur potentiel. Si le prix estimé est bas, il y aura beaucoup d’acheteurs, et ceux-là pourront rentrer dans le fameux “feu des enchères”. Ce n’est pas vrai que d’estimer trop bas dévalorise l’objet, au contraire ce qui le valorise c’est le résultat en salle des ventes. C’est une technique de vente, que malheureusement beaucoup de personnes ne veulent pas entendre.

 

ROMAIN :

En ce qui me concerne la première méthode pour estimer un bien est de suivre son intuition. Elle est parfois trompeuse, mais avec le temps nous voyons passer un tel nombre de biens qu’il s’avère que ces intuitions sont souvent bonnes.

Une fois cette intuition eu, il faut évidemment la confirmer soit en réalisant des recherches soit en s’appuyant sur des experts spécialisés qui nous aideront à authentifier et à attribuer une valeur.

Cette valeur doit être un accord la qualité du bien et notre expertise en fonction du prix du marché. L’offre et la demande en somme. Mais aussi avec le vendeur.

Il est donc important que les vendeurs aient conscience que les prix ne sont donnés au hasard et que nous sommes des partenaires dans chaque vente, le prix que nous donnons est le fruit de recherches et d’analyse.

 

 

Quels sont vos conseils pour trouver le bon commissaire-priseur à qui confier la vente de son bien ?

 

YONATHAN :

Choisissez celui qui vous répond et rapidement. Nous sommes une profession de confiance, un commissaire-priseur à la disposition de ses clients et comme dans tous les métiers, c’est un bon professionnel.

Après avoir regardé le cadre de la vente, si celle-ci est cataloguée, si elle est spécialisée et thématique, le lieu dans lequel elle est organisée, peu importe la ville.

Enfin, il faut que celui-ci vous inspire confiance, qu’il soit une bonne réputation et que surtout il paye rapidement ses vendeurs. La clé de la réussite réside souvent dans ce dernier aspect.

 

ROMAIN :

La réactivité aussi bien dans l’expertise que dans la vente et la capacité à réaliser des ventes spécialisées. Enfin la confiance est de mise, la première relation ou le premier RDV est souvent le plus important.

On remarque que certaines personnes travaillent avec un seul commissaire-priseur, car ils ont eu, eux-mêmes ou des proches, un bon relationnel ou une bonne expérience. Nous sommes souvent recommandés par d’anciens clients.

 

 

Un grand merci à ROMAIN RUDONDY et YONATHAN CHAMLA qui nous ont donné quelques informations sur son activité de vendeurs d’objets d’art. Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur son site maisonrc.com !

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Publié dans: Histoire de réussite
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