Le japonais, une langue si difficile ?

Publié le 6 décembre 2019 par Pion Denise
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Langue particulièrement intéressante et découlant d’une culture forte et passionnante, le japonais est toutefois une langue assez difficile à apprendre et dont l’apprentissage avec un professeur est presque obligatoire pour parfaire son apprentissage. En effet, la culture japonaise est très éloignée de la culture française, et rien que l’alphabet est complètement différent du nôtre.

 

Pascal a ainsi lancé en 2012 PKH International, une activité de formation et de conseils. Le P vient de Pascal tandis que le KH viennent du mot japonais Kakehashi, qui signifie passerelle. Très développée, l’activité de formation est focalisée sur l’enseignement du japonais et dispose d’un site dédié depuis 2016 : www.japprendslejaponais.com

 

Adorant partager des explications facilement compréhensibles par les francophones tout en faisant gagner un temps précieux en allant droit au but sans se perdre dans la jungle des méthodes pléthoriques, il fait épargner à ses élèves des difficultés auxquelles il a du faire lui-même face.

 

Quelles ont été vos motivations pour exercer ce métier ?

 

Au départ, on ne pense pas au métier. On est un passionné de langue, de culture et de civilisation. On se dit qu’on a qu’une seule vie. On s’installe ensuite au Japon pour vivre pleinement. Une fois sur place, la vie au Japon apporte énormément pour la personne qui sait s’ouvrir aux autres et à la différence. Toutefois la vie n’est pas toujours simple et être un étranger n’est pas toujours aisé. Toutefois, le point commun à de nombreuses difficultés réside généralement dans le déficit de compétences linguistiques. C’est la raison pour laquelle je suis retourné à l’école au Japon pour perfectionner mon japonais. A mon retour en France, j’ai voulu humblement aider les autres à bien vivre le Japon et leur amour pour ce pays. Que le client soit un particulier ou une entreprise, la problématique reste identique à mon sens. Face à la réalité japonaise (celle-ci : 日本語と異文化は乗り越えにくい障壁です), la personne fera face à elle même avant tout. Le Japon du quotidien lui enverra une image d’elle même, même si cette dernière est au Japon sous une bannière d’entreprise, aussi prestigieuse soit-elle.

 

Pascal, comment avez vous appris le japonais ?

 

Tout d’abord en autodidacte quand j’avais 17 ans. Ensuite, j’ai étudié le japonais à l’Institut National des Langues Orientales (INALCO – Paris) où j’ai obtenu un Master 2. Une fois diplômé, j’ai vécu 12 ans à Tokyo. Durant ces années, je suis allé dans une école de japonais pour me perfectionner pendant un an et demi. 

 

Depuis, l’étude continue quotidiennement en autodidacte. 

On n’a jamais fini. L’essentiel est d’avancer en permanence et ne pas se reposer sur ses lauriers et diplômes. On apprend perpétuellement. A mon niveau je me sens toujours un étudiant. 

 

Quelles sont les méthodes que vous employez pour enseigner le japonais?

 

Apprendre une langue étrangère à un niveau crédible signifie devenir double. Je dis souvent à mes élèves : 

« Le personnage qui vous habite aujourd’hui est Français. Ce personnage vous permet d’être à l’aise dans la société française. Ce dernier est né au fil temps avec l’éducation parentale, scolaire et tous les apports extérieurs (médias, culture…) français. Aujourd’hui, il s’agit de faire naître progressivement un deuxième personnage. Un personnage japonais qui vous permettra de vivre le Japon pleinement comme un humain intégré et épanoui là-bas. » 

En d’autres termes, être pris en considération au Japon signifie : comprendre les tenants et aboutissants de situations diverses ; agir convenablement, lier intimité avec vos interlocuteurs japonais au fil des événements et gagner la confiance.

Ma méthode est donc une combinaison d’approches sans compromis : lecture, écriture, dialogues dans le cadre de textes et de situations de la vie quotidienne. En parallèle à la langue, je partage un grand nombre d’anecdotes de vie tirées de ma vie au Japon. Je demande également un travail culturel important pour acquérir une partie de la connaissance générale de l’inconscient collectif japonais. Pour illustrer mes propos voici un exemple, je pose souvent la question suivante lors du premier cours « Connaissez-vous en français le nom des mers qui entourent le Japon ? » Très souvent, j’ai un long silence. Le peuple japonais vit sur un archipel et sa relation à la mer est très importante. Ne pas connaître ces notions élémentaires, c’est prendre le risque d’être perdu dans les échanges même si on a un bon niveau technique de langue. Puis par les arts picturaux, les oeuvres musicales et autres, j’essaye d’ouvrir l’âme (kokoro 心) de mes élèves à la sensibilité japonaise subtile et pleine de délicatesse. 

Quoi qu’il en soit, je m’adapte au cas par cas : volume de travail, vitesse d’évolution, objectifs. Ceux qui veulent présenter le JLPT (examen de langue japonaise officiel), je les entraîne quelques mois avant à passer le test. Je dispose d’une grande quantité d’épreuves blanches pour s’entraîner. 

L’humain reste donc au centre de ma méthode. Former, signifie pour moi transformer l’humain afin de le conduire à un niveau supérieur dans le domaine de son choix.

 

Cours à la carte ou en e-learning, lequel conseillez-vous?

 

Le e-learning est un bon moyen pour la personne qui souhaite faire ses premiers pas et mûrir l’idée d’apprentissage du japonais. Le e-learning permet d’accéder à des cours structurés et évolutifs tout en étant encadré ponctuellement à distance. Le e-learning est une solution hybride entre le mode autodidacte et le cours en présentiel. Cette solution répond également aux personnes éloignées des écoles de langues ou à celles ayant un emploi du temps complexe. 

 

Les cours à la carte sont des cours adaptés à l’élève qui a déjà mûri son projet Japon. Le niveau d’implication est plus important. A la carte, je peux adapter le contenu en termes de niveau, de rythme selon les objectifs de l’élève. 

 

A niveau débutant on peut coupler des deux méthodes. Je le fais pour mes élèves en présentiel. 

Ils peuvent ainsi accéder à mes cours en permanence et réviser chez eux les points vus durant le cours sur la plateforme e-learning. Ainsi ils continuent de me voir même à domicile.

 

Pourquoi apprendre le japonais?

 

La raison est principalement émotionnelle. Les élèves sont tous comme moi amoureux de certains aspects/disciplines du Japon. Ils veulent se rapprocher de la sensibilité du pays et comprendre plus finement l’environnement japonais. L’apprentissage de la langue devient incontournable. Le coeur a ses raisons que la raison n’explique pas. Pour ma part, c’est ma réponse préférée. 

 

Pour vos lecteurs qui préfèrent les réponses rationnelles, je répondrais comme suit :

Des personnes ne prêchent que par l’anglais, notamment dans les affaires. Mais c’est oublier que le Japon est un marché très concurrentiel. On y trouve la majorité des acteurs internationaux et tous les nationaux. Le niveau de la compétition est très élevé. Les clients ont donc le choix très souvent. A offres plus ou moins équivalentes, le client choisit celle qui répond le mieux à son besoin et celle qui lui demande le moins d’efforts. Je vous laisse donc deviner avec qui le client japonais ira plus facilement s’il dispose de trois offres en japonais et d’une en anglais à moins d’avoir un produit unique et incontournable (d’être en position de force) mais, ce cas est rare. Cet exemple montre où se situe le niveau de la compétition. 

 

A niveau personnel, l’anglais est également peu utile au Japon. Prenons l’exemple de la France, pays voisin de l’Angleterre. Nos langues sont voisines. Si on va dans un conseil de parents d’élèves, chez le médecin ou chez le coiffeur. On parle en français. Imaginez donc au Japon, pays très éloigné linguistiquement des langues européennes. Il se produit le même phénomène qu’en France. Au Japon, la vie se passe en langue locale. 

 

Raison de coeur ou rationnelle, apprendre le japonais est à mon sens la démarche la plus sérieuse à niveau individuel pour aborder correctement, le Japon, ses habitants et son marché. 

Un grand merci à Pascal qui nous a donné quelques informations sur son activité de professeur de japonais. Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur son site https://japprendslejaponais.com/ !

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Publié dans: Tutorat scolaire
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