La therapie brève, un processus sujet à controverse

Publié le 9 mai 2019 par Denise Pion
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De plus en plus, on se rend compte que plusieurs personnes, dans un processus de reconversion professionnelle choisissent l’hypnose. Un pratique devenue très populaire donc et qui a permis de populariser ce que l’on nomme la thérapie brève. L’hypnose est une des techniques des thérapies brèves qui permet d’accompagner les troubles anxieux.

Pour en parler, nous avons été en contact avec Thierry CABRITA, âgé de 51 ans et récemment converti à la pratique de l’hypnose. Cela dit, il faut préciser que Thierry CABRITA a toujours exercé au contact des autres. En tant qu’ancien éducateur spécialisé, c’est donc normalement qu’il a trouvé son chemin vers l’hypnose, domaine dans lequel il exerce aujourd’hui.

Il exerce au sein d’un cabinet à Longvic près de Dijon. Et c’est aussi en tant que pratiquant de l’hypnos qu’il ne manque pas de rappeler que les séances d’hypnothérapie ne doivent en aucune manière être substituées à des soins médicaux.

 

Thierry, expliquez nous votre parcours. Comment vous êtes-vous formé à l’hypnose?

 

C’est une longue histoire. J’ai toujours été dans la relation d’aide. Dans un premier temps je travaillais comme éducateur spécialisé et ce métier me plaisait énormément. J’ai travaillé auprès de la population marginalisée en prévention spécialisée, puis en institution. Ensuite, après un passage dans l’humanitaire j’ai exercé auprès des populations handicapées. J’ai très vite été en décalage avec des systèmes institutionnels qui pouvaient parfois privilégier la sécurité de l’institution aux réels besoins éducatifs des personnes qui nous étaient confiées. J’avais un passé d’engagement dans les mouvements de jeunesse comme le scoutisme qui, tout en me donnant le sens du respect de chaque personne m’avait aussi appris à être acteur de ma vie : « Si la route te manque: fais-la! ». Aussi plutôt que l’immobilisme et la plainte, j’ai accepté les postes à responsabilité qui s’offraient à moi, cherchant ainsi à être acteur du changement. J’ai obtenu un CAFDES auprès de ce qui était à l’époque l’École Nationale de la Santé Publique. Puis au gré des opportunités, j’ai gravi les échelons jusqu’à devenir directeur national handicap d’une grosse association (une centaine d’établissements). Mais la relation directe avec les personnes me manquait. J’avais parfois l’impression d’être beaucoup moins efficace et utile que lorsque j’étais au contact avec les personnes en difficulté. Alors j’ai recherché à revenir à un poste d’éducateur. C’était impossible, aucun directeur ne voulait embaucher quelqu’un qui avait occupé un poste plus important que lui! J’ai cherché comment revenir à la relation d’aide et c’est alors que j’ai pensé au métier de thérapeute.

Ayant connaissance du courant de pensée de l’école de Palo Alto, je me suis naturellement tourné vers les thérapies brèves. Leur efficacité, leur adéquation avec les dernières découvertes des neurosciences me convenait tout à fait. Je me suis donc formé à l’hypnose Ericksonienne, puis à l’hypnose classique. J’ai ensuite étudié la Programmation Neuro-Linguistique et la thérapie systémique. Assoiffé de connaissances, je n’ai pu m’empêcher de continuer à me former  jusqu’à devenir enseignant dans ces matières au sein de l’Institut Régional d’hypnose et Thérapies brèves (IRHTB) de Bourgogne.

 

Quelle est votre marque de mobiliers préférés pour accueillir vos clients?

 

C’est une question piège? Je n’ai aucune marque préférée, je choisis ce qui convient à mes clients et à mes élèves et qui rentre dans les prix que je me suis fixé. Le critère de confort est important mais pour le moment aucune marque de fauteuil très confortable et modulable n’a pensé à m’offrir ce type de matériel. Dommage !   🙂

 

Quels sont les avantages et inconvénients des thérapies brèves?

 

L’avantage des thérapies brèves réside dans leur titre: une atteinte rapide de l’objectif défini en séance. Attention toutefois : brèves ne veut pas dire magique, l’accompagnement d’un trouble anxieux ne se résout pas en une séance ! Mais ce sont des thérapies orientées solution au cours desquelles on va s’attacher surtout au comment faire pour atteindre l’objectif définit  d’une manière qui respecte l’écologie de la personne. Certains ont reprochés aux thérapies brèves de ne pas s’attacher au « pourquoi » en insinuant que si on ne connaît pas la cause le symptôme va se déplacer. En réalité, si les thérapies brèves ne s’intéressent pas au pourquoi, à la cause originale, elles prennent en compte ce que nous appelons « l’intention positive » de l’inconscient. Pour nous, le « pourquoi », la recherche de l’origine historique du symptôme,  en donnant une justification à sa difficulté, peut même avoir un effet pervers qui enferme le client dans une raison qui justifie le problème et le pérennise. Quand on y réfléchit la personne qui a commencé à fumer à 14 ans pour faire comme les autres pour avoir l’air plus mature, moins jeune, lorsqu’elle vient pour arrêter de fumer à l’âge de 50 ans, elle ne cherche absolument plus à paraître plus vieille ou plus mature. Ce n’est donc pas la cause initiale qui est importante mais bien quelle est l’intention positive actuelle de son inconscient quand il la fait fumer.

 

D’après votre expérience, quelles sont les situations les plus dures à supporter et qui nécessitent un accompagnement professionnel?

 

Il est impossible de répondre à cette question. Chaque personne est différente. Un évènement qui va sembler anodin à une personne sera très difficile à supporter pour une autre. Bien sûr la mort d’un enfant est catastrophique pour tout le monde car il n’est pas dans l’ordre des choses que nos enfants disparaissent avant nous. Mais je me refuse à hiérarchiser les difficultés. En thérapie ce n’est pas l’objectivité d’un évènement qui nous intéresse mais au contraire sa subjectivité. C’est à dire quel est l’impact que cet événement a sur cette personne particulière qui est dans mon cabinet. L’événement qui nécessite un accompagnement professionnel est celui qui nous empêche d’avancer sans aucun jugement de valeur sur son importance. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons résoudre tout seul mais parfois il est nécessaire qu’une autre personne vienne nous aider pour parvenir à avancer.

La thérapie brève ne s’intéresse pas  à la cause

C’est avant tout la recherche de la solution qui justifie la présence du patient chez un thérapeute. Donc, au lieu de s’accrocher à l’origine historique de la difficulté, c’est à dire le fameux “pourquoi”, la thérapie brève s’attellera à aider le patient à trouver une solution à son problème. Cela part du fait qu’à vouloir trouver la cause on risque d’enfermer le patient dans une autojustification de son mal-être d’où il aura du mal à sortir. Pour autant les thérapies brèves s’intéressent à ce qui maintient le symptôme aujourd’hui, ce que nous appelons “l’intention positive” persuadé que le problème d’aujourd’hui est en fait une solution, une réponse mise en oeuvre par l’inconscient à une difficulté plus profonde. Si nous ne recherchons pas la cause au sens de l’origine, nous sommes très attentif à ce qui sous-tend le symptôme.

 

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