La photographie – Une promotion pour l’art culinaire

Publié le 19 novembre 2019 par Pion Denise
Condividi su Facebook Condividi su Twitter Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin

La photographie est le meilleur moyen de capturer des événements importants pour les références futures. Il s’agit d’une pratique courante au point que tous ceux qui organisent un événement important souhaitent inclure quelques images afin de pouvoir les regarder à l’avenir pour se rappeler de chaque instant, chaque émotion et chaque personne.

Denny Hohmann a toujours souhaité exprimer sa créativité. La photographie a donc été la meilleur manière de satisfaire cette envie. Etant photographe indépendant, il s’est spécialisé la photo publicitaire et propose de sublimer les produits pour les professionnels de la gastronomie, de l’industrie et de l’artisanat ainsi que pour les revendeurs.

D’après Denny, les gens utilisent non seulement la photographie pour documenter des événements et des étapes importantes, mais aussi pour améliorer la beauté de leur environnement et pour immortaliser chaque instant. Pour lui le propre de la photographie c’est l’émotion : celle qu’on arrive à capter chez l’humain, et celle que l’on crée pour un produit.

Quelles ont été vos motivations pour exercer ce métier ?

 

La plupart des photographes n’aiment pas faire de photos de produits, car ils n’y retrouvent pas le contact que l’on peut avoir avec les clients particuliers lorsqu’ils deviennent nos modèles le temps d’une séance : la complicité, les sourires, et même les fous-rires parfois…

Moi mon approche a toujours été beaucoup plus centrée sur l’émotion que la photo finale allait provoquer. Et cela est bien plus facile, pour moi, à maîtriser avec un objet inanimé. Je peux laisser libre cours à mon imagination sans me soucier du fait que la personne en face de moi n’est pas à l’aise devant l’objectif, que la position que je lui fais prendre n’est pas confortable pour elle et que du coup elle a une expression crispée, qu’elle commence à trouver le temps long, etc. pour le coup je suis seul à créer l’émotion. Et c’est d’ailleurs là toute la différence, car il ne s’agit pas de capter une émotion (le sourire du modèle ou un geste de sa main dans les cheveux), mais bien de créer l’émotion en partant d’un objet inanimé, un plat, une pâtisserie, du chocolat… Le contact humain, lui, je l’ai avec mon client, qui bien souvent est le créateur du produit que je dois sublimer.

 

Denny, comment êtes-vous devenu photographe professionnel ? Qu’est-ce qui distingue votre travail et vos services des autres professionnels ?

 

Je suis devenu photographe professionnel au bout d’un long cheminement. Après mes études je me suis retrouvé plutôt par hasard dans le monde du handicap mental. Après avoir fait de nombreux séjours adaptés, j’ai travaillé pendant huit ans dans un foyer accueillant des personnes ayant une déficience intellectuelle. À la suite d’un décès, j’ai investi dans un appareil photo réflex avec quelques accessoires et j’ai construit ma résilience en extériorisant mes émotions par le biais de mes photos.

J’ai commencé par re découvrir le monde avec un nouveau regard au travers de mon objectif. Le sujet de ma première exposition, Un autre Regard, étaient les pensionnaires du foyer dans lequel je travaillais. Je me suis abonné à des revues spécialisées, je sortais systématiquement avec mon appareil photo et son mode d’emploi. J’ai aussi intégré un collectif de photographe : AcroFoto qui m’a fait beaucoup progresser.

J’ai commencé à avoir de plus en plus de demandes pour des photos de familles et des mariages, d’abord pour les amis et les collègues, puis pour les amis des amis et enfin pour de parfaits inconnus. Il y a donc deux ans maintenant, j’ai pris la décision de faire ce grand saut dans l’inconnu et de me consacrer à la photo à temps plein. J’ai alors suivi plusieurs formations, notamment sur la photo culinaire et la photo de produit, auprès de l’Atelier Charles, un organisme de formation français agréé pour les photographes professionnels.

Ce qui distingue mon travail et mes services des autres professionnels c’est justement le fait de ne me consacrer plus qu’aux clients professionnels. Je travaille en B2B et tous mes services sont axés là-dessus. Je suis domicilié dans un coworking, ce qui me permet de bénéficier d’un espace de travail partagé et de pouvoir accueillir mes clients dans un espace professionnel, autour d’un café, en espace détente ou en salle de réunion. Je profite ainsi d’un écosystème très dynamique : je suis entouré de personnes pouvant compléter mes offres en cas de besoin.

Ma grande force, celle qui me démarque vraiment de la concurrence, c’est ma capacité de pouvoir proposer à mes clients aussi bien des photos packshot soignées (les photos sur fond uni) qui révèlent la matière et la texture de leurs produits, que des mises en scène travaillées et originales qui vont susciter l’émotion chez les clients de mes clients.

Les professionnels ont besoin des deux styles de photos, car le premier va décrire leur produit et du coup être intégré à leur site e-commerce ou leur catalogue, et le second va leur servir de photo de couverture, alimenter leurs réseaux sociaux et asseoir leur notoriété autour du produit.

 

Quels sont les accessoires d’appareils photo qui vous sont indispensables à la prise de photos événementielles ? À quoi servent ces accessoires ?

 

Une des choses les plus importantes en photo événementielle, c’est déjà d’avoir au moins deux appareils photo et deux objectifs. On n’est jamais à l’abri d’une panne de matériel, et il n’est pas possible de demander à son client “Vous pouvez recommencer votre inauguration la semaine prochaine, car mon appareil vient de tomber en panne” ou “le congrès dure bien trois jours ; ça me laisse le temps d’aller me racheter un objectif”.

En dehors du risque de panne, il est de toute façon important d’avoir deux appareils avec deux objectifs différents : un grand-angle pour les scènes d’ensemble, et un téléobjectif pour des scènes éloignées, plus intimistes ou les portraits. En reportage événementiel il faut toujours pouvoir être très réactif, car, le temps de changer d’objectif sur son boitier, on sera passé à côté du moment opportun.

 

Il faut bien sûr aussi veiller à emmener assez de cartes mémoire, des batteries de rechange et un flash pour chaque appareil, même en extérieur (afin de déboucher les ombres), avec un ou deux modeleurs sur les flashs.

Un autre accessoire très important et auquel on ne pense pas c’est un harnais ou une ceinture adaptée pour porter les appareils photo afin que leur poids ne pèse pas sur les cervicales. Pour ma part je porte une Spider pro 2 System Dual Camera. Elle n’est pas donnée, mais permet de répartir le poids des appareils montés (plus de 4kg) sur les hanches et non sur les épaules. Autant dire que cela a toute son importance lorsque l’on sait que les journées de reportage événementiel peuvent aller jusqu’à 15h d’amplitude.

 

Quelles sont vos astuces à mettre en pratique et les erreurs à éviter pour réussir ses photos culinaires ?

 

Tout dépend du produit que l’on doit mettre en avant, pour quel support et pour quel public ? La première astuce est donc de bien cibler le support final et le public visé. On ne va pas mettre en avant un Hamburger de chaîne de fastfood de la même façon qu’un hamburger de brasserie ou encore les pâtisseries d’un Meilleur Ouvrier de France. De même, on ne fera pas la même photo pour le catalogue que pour les réseaux sociaux.

 

Ma première astuce c’est déjà de bien écouter la demande du client et de la satisfaire. Ce point-là est primordial. Je recommande fortement de retranscrire la demande du client par écrit et de le faire valider par le client afin de s’assurer de bien avoir compris sa demande. Cela permet aussi d’éviter les malentendus par la suite.

Ma deuxième astuce c’est d’aller un peu plus loin et de lui donner aussi ce dont il a besoin. Là c’est l’expérience qui va entrer en jeu. Il faut savoir cerner les besoins de ses clients. C’est là qu’il est important de savoir pour quel support et pour quelle cible nous faisons la photo.

Et ma troisième astuce c’est de se faire plaisir soi-même. Il faut réaliser la photo qui nous fasse vibrer nous. D’un côté ce sont ces photos-là qui vont étoffer notre book et de l’autre ce sont elles qui vont nous démarquer de la concurrence. Et, cerise sur le gâteau, si nous avons un peu de chance, c’est aussi cette photo-là dont le client avait envie sans le savoir.

 

D’un point de vue technique, je conseillerai de ne pas se limiter à la lumière artificielle, mais d’explorer les lumières naturelles, de s’inspirer du décor des lieux, de jouer avec les éléments présents afin de les intégrer dans les mises en scène.

Ensuite, je dirais que ce sont les mêmes règles que pour les autres disciplines : cadrage, composition, règle des tiers, préférer les nombres impairs…

Pour les erreurs à éviter :

Ne pas assez prendre en compte les demandes du client, celles-ci, une fois énoncées, sont contractuelles pour lui.

Vouloir en faire de trop : parfois une image minimaliste suscitera plus d’émotion qu’une image surchargée.

Vouloir aller trop vite, car on passe facilement à côté de petits détails qui font la différence. Le client préférera généralement la qualité à la quantité.

 

Pourquoi un professionnel spécialisé est recommandé pour faire des photos de personnes handicapées mentales ?

 

Avant toute chose, peu importe la discipline, pour obtenir une bonne photo il faut connaître son sujet. Si le sujet est une personne ayant une déficience intellectuelle, alors il faut déjà connaître le monde du handicap mental. Au-delà, je dirais que c’est une question d’approche. Il ne s’agit pas simplement de faire des photos. Une mauvaise approche peut brusquer, heurter voire mettre en danger. Certains seront heureux de se prêter au jeu : dès le début ils seront dans la peau du modèle qui pose devant l’objectif. Pour d’autres le photographe ne sera qu’un inconnu qui leur tourne autour en se cachant derrière un objet nouveau et intrusif. Son approche prendra alors toute son importance et c’est là qu’il puisera dans son expérience auprès d’adultes et d’enfants déficients intellectuels.

Le premier objectif doit être de mettre la personne à l’aise, de prendre le temps nécessaire. En effet, les photos ne pourront être valorisantes que si la personne est en confiance et ne se sent pas menacée. Pour certains cela passe par une phase de découverte plus ou moins longue. Il faut veiller au rythme de chacun.

Il faut donc nouer une relation de confiance, sécurisée et respectueuse. Il est important de connaître les différentes déficiences intellectuelles et de savoir adapter sa posture. On aura beau être le meilleur photographe au monde, si on n’a pas une posture adaptée, on n’obtiendra pas de beaux portraits. Mais ça, ce n’est pas valable que pour le handicap, c’est valable dès que l’on travaille avec de l’humain.

Un grand merci à Denny Hohmann qui nous a donné quelques informations sur son activité dans le monde de la photographie. Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur son site dhphoto.fr.

Partager l'article:
Condividi su Facebook Condividi su Twitter Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin
Publié le par Pion Denise
Publié dans: Ohne Kategorie, Photographie
TAG:
Articles similaires:

Laveco e.U.

Entreprise de nettoyage
écrit par Elena.M le 12 Mars
François et son équipe, en plus d’être très serviable ont fourni un travail d’une qualité irréprochable…

Clara Gerthy

Nutritionniste à Toulon
écrit par Kathi.P le 14 décembre
Clara a su identifier mes problèmes et a pu me trouver des solutions adaptées…

DJ Hernandez

DJ à Rennes
écrit par Elvis.Z le 12 Avril
Musique très bien sélectionnée, Dj Hernandez a assuré une bonne ambiance tout au long de la soirée…

Tamara P

Traductrice à Marseille
écrit par Mateo.T le 7 Février
Elle travaille en détail et avec précision. Tout est livré dans les délais. Une personne appliquée…

Andrea Burgser

Photographie à Lyon
écrit par Anna.S le 15 Février
Andréa a su capturer les émotions et les moments clés de cette séance. Un travail d’un artiste…

Lacotec e.U

Peintre à Bordeaux
écrit par Antonio.M le 19 novembre
Peinture d’un immeuble ancien: chambre, cuisine, armoire, etc. compétent, fiable, rapide et ordonné…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Comment fonctionne ProntoPro

Faire une demande
1

Faire une demande

Indiquez ce dont vous avez besoin en quelques clics.
Comparez les devis
2

Comparez les devis

En quelques heures, recevez jusqu'à 5 devis personnalisés.
Choisissez le professionnel
3

Choisissez le professionnel

Choisissez le professionnel le plus adapté à vos besoins après avoir comparé les devis et consulté les profils.