Consulter un psychologue, un moyen de maintenir l’équilibre psychologique en comprenant et en régulant l’être que nous sommes

Publié le 26 juillet 2019 par Pion Denise
Condividi su Facebook Condividi su Twitter Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin

L’être humain est pour le moins complexe. Il n’est pas facile à comprendre, vu qu’il est fait de plusieurs éléments en plus de ce qu’il ne cesse de se complexifier au fur et à mesure qu’il grandit. Pourtant, il nous faut nous comprendre les uns et les autres pour vivre ensemble dans la société qu’est la nôtre. 

 

La psychologie est l’une des sciences qui se donne pour mission de nous aider à nous comprendre nous-mêmes, mais aussi à comprendre les autres. Robin Cantalupi a 24 ans et c’est un psychologue en plus d’un neuropsychologue. Il exerce seul dans son cabinet mais côtoie d’autres professionnels sur le terrain exerçant dans des secteurs différents (neurologie, cardiologie, pneumologie, rhumatologie..). 

 

Il a ouvert son cabinet en 2018. “Depuis tout petit, je me posais énormément de questions sur le fonctionnement humain. Naturellement, j’ai souhaité m’orienter vers un métier en rapport avec mes centres d’intérêts. Je dirais que l’essentiel de ma motivation réside dans l’aide concrète que je peux apporter à mes patients, car j’estime être profondément altruiste et ce métier correspond à mes valeurs”. Nous avons voulu en savoir plus à son sujet. 

Robin, est-ce que les psychologues travaillent également avec une déontologie comme les médecins ? Si oui la-respectez-vous ?

 

Les psychologues ont un Code de Déontologie dont la première version date de 1996. Depuis, il a été réactualisé en 2012 pour correspondre à l’évolution de la pratique. Et dernièrement, des discussions sont menées entre associations nationales et régionales de psychologues pour le réactualiser une nouvelle fois ! Le Code est une boussole pour les psychologues, cependant, il n’a pas de valeur contraignante. Il n’est pas « légal », dans le sens où les psychologues n’ont pas d’Ordre comme peuvent l’avoir les médecins. Pourtant, la création d’un Ordre des psychologues est une alternative discutée actuellement, mais les praticiens ne sont pas unanimes sur le sujet. 

 

Pour ma part, je pense qu’un Ordre des psychologues permettrait de mieux encadrer la pratique sur le terrain et limiterait ainsi les « abus » que l’on peut déplorer dans le champ des psychothérapies. Je pense, par exemple, aux « pseudo-thérapies » dont l’utilité (et même l’innocuité !) est fortement discutée. Cela permettrait de clarifier l’image et le rôle du psychologue auprès du grand public. Pour ce qui est de ma pratique,à chaque prise en charge, j’ai le Code de Déontologie dans un coin de ma tête. Il m’arrive régulièrement de m’y référer lorsque je doute de ma pratique. Mais le Code n’est pas le seul moyen d’interroger sa pratique : on peut soumettre à la CNCDP (Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues) des questionnements lorsqu’on se sent perdu ou dans le flou par rapport à une prise en charge, à des aspects juridiques, à des points administratifs etc. 

 

Est-ce que les psychothérapies peuvent nous aider à nous défaire d’une addiction comme la cigarette ou l’alcool ? Comment ?

 

Les psychothérapies peuvent nous aider à nous défaire d’une addiction. Les addictions sont assez répandues et sont classiquement classées en 2 groupes : les addictions avec substance (alcool, cigarette etc.) et les addictions sans substance (les addictions comportementales aux achats, aux écrans, aux jeux d’argent etc.). Pour ma part, j’utilise essentiellement les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) qui ont montré à de très nombreuses reprises leur efficacité dans le traitement des addictions. J’utilise également la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) qui nous fournit de vrais outils. L’idée des TCC est d’analyser les pensées (cognitions) et les comportements dans le but d’identifier celles et ceux qui renforcent un problème. Par exemple, essentiellement pour les addictions, on sait qu’il existe des pensées permissives qui vont « autoriser » l’individu à consommer. Les identifier et travailler dessus est un des moyens de comprendre les mécanismes cognitifs qui entrent en jeu dans les addictions. 

 

N’oublions pas non plus que les addictions perturbent le système de la récompense (un ensemble d’aires cérébrales spécialisées dans la motivation, dans le plaisir et dans les apprentissages conditionnés). Ce système est très vulnérable aux addictions. D’ailleurs, en 2016, j’ai participé à un PHRC (Programme Hospitalo Universitaire de Recherche) à l’Hôpital de la Conception dont l’objectif était de prévenir la rechute tabagique. L’idée était de coupler les TCC à la réalité virtuelle en exposant les patients à des environnements qui habituellement provoquent des envies de fumer. A l’aide des techniques de relaxation, le but était d’apprendre aux patients à réguler leur envie de fumer pendant qu’ils évoluaient dans l’environnement virtuel.

 

Quel traitement faites-vous sur les personnes présentant des troubles d’attention avec hyperactivité ?

 

Les personnes chez qui on suspecte ou qui présentent un TDA/H viennent me consulter pour que j’évalue leur fonctionnement cognitif à l’aide de tests neuropsychologiques normés et standardisés pour cela. L’idée est d’évaluer les fonctions cognitives (mémoire, attention, perception, langage, raisonnement etc.) pour faire émerger leur profil cognitif. Chez ces patients précisément, on retrouve très fréquemment des troubles attentionnels qui les empêchent d’être aussi efficaces qu’ils le voudraient dans leur vie quotidienne. Pour remédier à leur situation, nous essayons en séance de stimuler les fonctions attentionnelles à l’aide d’exercices informatisés ou de supports papier/crayon. Parallèlement, nous travaillons sur leur stratégies d’apprentissage pour voir si elles sont efficaces ou non. La prise en charge est toujours globale. De plus, certains patients présentent des troubles anxieux associés, et il convient de traiter l’anxiété à l’aide des TCC. Chaque prise en charge est singulièrement adaptée au profil de chacun. 

 

Il faut le vouloir 

 

Qu’il s’agisse des addictions ou de la compréhension des personnes, il y a des mécanismes qui permettent de mieux comprendre ce qu’il en est. Un psychologue bien formé peut aider dans ce sens. Mais le plus important, c’est aussi de savoir que le psychologue est là pour aider ceux qui le souhaitent.

Pour en savoir plus : https://www.cantalupi-psychologue-neuropsychologue-aix.fr/

Partager l'article:
Condividi su Facebook Condividi su Twitter Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin Condividi su Linkedin
Publié le par Pion Denise
Publié dans: Santé & Bien-être
TAG:
Articles similaires:

Laveco e.U.

Entreprise de nettoyage
écrit par Elena.M le 12 Mars
François et son équipe, en plus d’être très serviable ont fourni un travail d’une qualité irréprochable…

Clara Gerthy

Nutritionniste à Toulon
écrit par Kathi.P le 14 décembre
Clara a su identifier mes problèmes et a pu me trouver des solutions adaptées…

DJ Hernandez

DJ à Rennes
écrit par Elvis.Z le 12 Avril
Musique très bien sélectionnée, Dj Hernandez a assuré une bonne ambiance tout au long de la soirée…

Tamara P

Traductrice à Marseille
écrit par Mateo.T le 7 Février
Elle travaille en détail et avec précision. Tout est livré dans les délais. Une personne appliquée…

Andrea Burgser

Photographie à Lyon
écrit par Anna.S le 15 Février
Andréa a su capturer les émotions et les moments clés de cette séance. Un travail d’un artiste…

Lacotec e.U

Peintre à Bordeaux
écrit par Antonio.M le 19 novembre
Peinture d’un immeuble ancien: chambre, cuisine, armoire, etc. compétent, fiable, rapide et ordonné…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Comment fonctionne ProntoPro

Faire une demande
1

Faire une demande

Indiquez ce dont vous avez besoin en quelques clics.
Comparez les devis
2

Comparez les devis

En quelques heures, recevez jusqu'à 5 devis personnalisés.
Choisissez le professionnel
3

Choisissez le professionnel

Choisissez le professionnel le plus adapté à vos besoins après avoir comparé les devis et consulté les profils.