Avocat : un rôle d’intermédiaire entre la loi et les justiciables 

Publié le 23 avril 2020 par Pion Denise
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Lorsqu’un justiciable doit faire appel à la justice, il n’est pas aisé pour lui de tout comprendre. Le rôle de l’avocat est de l’accompagner dans ces démarches pour une compréhension totale de son affaire. Nous avons rencontré Myriam Mallo, qui est avocate en droit social et en droit pénal financier à Toulouse, afin d’en savoir plus. 

 

Après l’obtention d’un Master 1 droit de l’entreprise et d’un Master 2 spécialisé en lutte contre la délinquance financière et la criminalité organisée, Myriam a travaillé pendant deux ans dans un cabinet généraliste, avant d’entrer à l’école des avocats. Elle s’est tournée vers le droit du travail un peu plus tard, sur la fin de ses études.

 

Myriam a tout d’abord travaillé quelques années en cabinet d’avocats à Marseille, avant de revenir sur la région Toulousaine, où elle s’est installée comme avocate il y a 5 ans. Si elle exerce à titre individuel, ses domaines d’intervention font appel à des compétences transversales, elle a donc pour habitude de travailler avec deux confrères, qui sont devenus de véritables partenaires : Maître Marina Carrier en droit des marchés financiers et Maître Olivier Martin, sur les questions de droit commercial ou droit des sociétés. 

Quelles sont vos motivations pour exercer le métier d’avocat ? 

 

Ce que j’apprécie le plus dans ce métier c’est me faire l’interprète du droit, servir de relais entre la règle de droit, qui peut parfois paraître inintelligible, et mon client.

 

Nous connaissons une véritable inflation législative (le droit du travail n’a d’ailleurs pas été épargné). Le rôle d’auxiliaire de justice qu’endosse l’avocat revêt alors une importance particulière. Quel que soit le domaine, les règles de droit sont aujourd’hui particulièrement fournies, ce qui ne les rend pas aisément accessibles pour les justiciables.

 

Le travail de réflexion dans la présentation du dossier pour convaincre dès le stade de l’introduction du recours, dans le choix des pièces et la manière de les présenter, jusqu’à la plaidoirie finale, font également partie des missions essentielles de ce métier. Chercher le détail qui peut parfois changer la physionomie d’un dossier.

 

Myriam, quel est votre parcours ? Comment êtes-vous devenu avocat en droit du travail ?

 

Au départ, je m’orientais vers un parcours plutôt généraliste. J’ai réellement découvert le droit du travail qu’en fin de cursus. À l’occasion d’un stage en cabinet d’avocats, j’ai pu me plonger dans la pratique judiciaire de cette matière, qui m’a passionnée. Elle laisse une grande place à l’oralité des débats, tout en exigeant une grande technicité.

 

Quels dispositifs avez-vous mis en place pour la protection de vos données et celles de vos clients ?

 

D’abord, la protection des données des clients est assurée par un principe essentiel attaché au serment d’avocat : le secret professionnel. Bien évidemment, l’entrée en vigueur du RGPD a changé les pratiques du métier d’avocat.

 

Pour ce qui me concerne, la protection des données passe, comme pour tout professionnel, par l’information des clients, qui intervient avant l’entrée en relation, par des mentions spécifiques sur mon site internet et des clauses particulières dans ma lettre de mission.

 

Quelles sont les étapes de la mise en place d’un Processus RH ? En quoi consiste chaque étape ?

 

Je n’interviens pas véritablement dans la mise en place d’un processus RH. Mon rôle se situe dans le conseil et l’assistance des Directeurs des Ressources Humaines et des Responsable des Ressources Humaines (DRH/RRH), pour arbitrer une situation donnée. 

 

Je peux également être sollicitée pour réaliser un audit social de l’entreprise. Dans ce cadre, ma mission vise la détermination des problématiques juridiques sous-jacentes susceptibles de se poser à plus ou moins brève échéance.

 

Le Processus RH va au-delà de la sphère juridique, puisqu’il s’agit véritablement de cartographier les pratiques à mettre en œuvre aussi bien dans l’évaluation des performances des salariés, qu’au niveau des enjeux de qualité de vie au travail, etc.

 

Je me garderais bien de définir la mise en place d’un processus RH, dans la mesure où les modèles développés aujourd’hui ne seront pas adaptés aux contingences de demain. Les ressources humaines ne sont pas épargnées par les évolutions légales comme technologiques. La mise en place du RGPD a d’ailleurs amené à repenser en profondeur le quotidien des services RH. Ces derniers traitent un grand nombre de données personnelles et ont dû intégrer un travail de compliance.

 

La technologie blockchain, qui déborde désormais le champ de la crypto monnaie, pourrait devenir un nouvel outil des services RH. Cette technologie pourrait très prochainement être utilisée au niveau du recrutement pour garantir l’authenticité des CV.

 

Quels sont les risques et avantages de l’open data des décisions de justice ?

 

L’open data des décisions de justice suit les mêmes évolutions que celles que nous connaissons dans d’autres domaines, comme l’open data des accords d’entreprise. L’objectif est de permettre une information du public et d’alimenter encore davantage la veille juridique qui jusque-là se limitait aux seules décisions de justice publiées.

 

Néanmoins, le risque est de voir la vie privée si chèrement défendue, à l’ère du numérique, céder face au développement d’une nouvelle technologie. La licéité de ce dispositif implique de trouver un juste équilibre entre le besoin d’information et le respect de la vie privée.

 

L’open data des décisions de justice pose également la question de l’incidence de la mise en place prochaine d’un algorithme qui anticiperait les chances de succès d’une affaire, en fonction des données recueillies. Un dispositif auquel songe déjà le gouvernement. Quel serait alors la place laissée aux auxiliaires de justice qui œuvrent à la compréhension de la règle de droit par le justiciable, pour l’heure, nul ne le sait…

 

Un grand merci à Myriam Mallo qui nous a donné quelques informations sur son activité d’avocate. Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur son site myriam-mallo-avocat.fr !

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Publié dans: Économies & droit
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